Shu Lin Chen
Shu Lin Chen (née en 1967) est une artiste graveur taiwanaise. Les gravures de Shu Lin tirent leurs inspirations de sa mémoire et du monde qui l’entoure. Ses planches montrent une maîtrise précise de son art, mais sont en même temps puissantes et harmonieuses. Assistante à l’Atelier Contrepoint à partir de 1996, elle en est devenue co-directrice en 2020.
Shu Lin Chen est née à Taipei (Taiwan) en 1967. Elle sera diplômée de l’Institut National des Arts de Taipei où elle suivra six ans d’étude (1987-1992). Deux ans plus tard, en 1994, la jeune artiste décide de rejoindre la France et elle s’installe à Paris. Dès l’année suivante (1995), elle intègre l’Atelier Contrepoint, nom donné à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter à la mort de celui-ci en 1988.
Shu Lin Chen voue très vite une véritable passion pour la gravure et apprend peu à peu à maîtriser les différentes méthodes du maître disparu concernant à la fois l’art de graver et l’impression.L’artiste aime d’emblée la philosophie et l’esprit qui règne ici ; les murs renvoient-ils encore l’écho des leçons de Hayter? L’Atelier Contrepoint est alors dirigé par Hector Saunier et Juan Valladares.
Shu Lin Chen est nommé assistante de l’atelier dès l’année suivante, en 1996. Aujourd’hui co-directrice avec Hector Saunier ,de l’Atelier Contrepoint . Elle adhère à la façon dont le maître a fondé la technique de l’Atelier dans l’art de la gravure. Shu Lin Chen dit : « Il superpose un certain nombre de lignes comme pour une partition musicale. Les lignes et les couleurs sont juxtaposées, assorties, et les traces colorées. Ainsi ses harmonies se composent musicalement. »
Si Shu Lin Chen verra son travail exposé dans des expositions personnelles en France comme à l’étranger (Taiwan, Chili, Italie et Belgique), l’artiste taiwanaise montrera essentiellement son travail dans des événements internationaux collectifs liés à l’art graphique, participant à de nombreuses Biennales, à des Salons, à des Festivals ; ainsi, au fil des ans, on retrouvera son art gravé sur des cimaises nord-américaines, en amérique du sud (Pérou), en Asie (Taiwan, Malaisie, Japon, Hong Kong), dans de nombreux pays européens (Suède, Italie, Norvège, Angleterre, France) et en Russie. Le travail à la fois patient et gestuel de Shu Lin Chen a à voir avec le silence, avec l’harmonie, avec à la fois l’infiniment grand et l’infiniment petit, avec la Nature, avec la magie et avec l’Inconnu, toujours avec sa marche infatigable à la rencontre d’elle-même. Nous espérons, pour ceux qui ne connaissent pas son travail, que vous aurez plaisir à le découvrir.